Accueil » Natation : record et surprise pour conclure le Giant Open !

Spectacle et nageurs de prestige : quand les deux s’allient, le public est ravi. Pour sa deuxième journée, le Giant Open signe la fin d’une tournée de trois meetings à envergure international. L’objectif ? Se tester et mettre en pratique les derniers mois d’entrainement. Avec des chronos plutôt bons à cette période de l’année et une ambiance de folie, la plupart des nageurs en sortent satisfaits.

Un record de France synonyme d’ambition pour Charlotte Bonnet

Charlotte Bonnet après son record de France du 100 m brasse au Giant Open- Crédit Photo Stephane Kempinaire / KMSP
Charlotte Bonnet après son record de France sur 100 m brasse au Giant Open – Crédits photo : Stéphane Kempinaire / KMSP

Bien qu’en plein cycle d’entrainement, Charlotte Bonnet a trouvé les ressources nécessaires pour venir décrocher un record de France. Ancienne habituée des épreuves de nage libre, elle a décidé de s’en éloigner, au profit d’autres nages. Et c’est sur le 100 m brasse qu’elle frappe un grand coup en s’appropriant le nouveau record de France de la distance. En nageant en 1’7”76, contre 1’7”97, c’est désormais la Française la plus rapide en brasse.
Toutefois, elle précise bien qu’elle n’est pas pour autant brasseuse. “Ça fait que quelques mois que je me mets à cette nage, donc je m’épuise vite, je charge vite. C’est quelque chose que je travaille”, explique Bonnet. Bien que le temps soit encore loin des meilleurs internationaux, la nageuse tricolore estime avoir de quoi progresser malgré la quantité de travail qu’il lui reste. “J’ai énormément de marge, mais j’ai aussi beaucoup de retard par rapport aux autres filles”, ajoute-t-elle.

De fait, c’est pleine d’ambition que la nageuse de Philippe Lucas se tourne vers la suite de la saison. “Quand j’ai dit que je ferai une pause sur le crawl, ce n’était pas forcément pour seulement faire des championnats de France et m’y arrêter. L’objectif, c’est de briller sur les évènements majeurs”, espère Charlotte Bonnet. Avec les Mondiaux qui se profilent au mois de juillet (14 juil. – 30 juil.), elle sera très certainement au rendez-vous. Désormais détentrice du record de France du 100 m brasse, la nageuse semble en mesure de s’orienter vers le 4 nages. En outre, elle a déjà pu montrer ses qualités sur le papillon et le crawl. “C’est dans un coin de ma tête”, glisse-t-elle lorsqu’on l’interroge à ce sujet. Avec une concurrence importante (Cyrielle Duhamel et Fantine Lesaffre), la protégée de Lucas devra faire ses preuves afin de s’imposer à échelle nationale, puis internationale.

La surprise Pacome Bricout sur le 400 m

Pacôme Bricout après le 400 m nage libre - Crédit Photo - Stephane Kempinaire / KMSP
Pacome Bricout après le 400 m nage libre au Giant Open – Crédits photo : Stéphane Kempinaire / KMSP

Après le 800 m remporté la veille par Logan Fontaine devant Joris Bouchaut, les deux nageurs partaient favoris sur le 400 m nage libre. Côte à côte tout au long de la course, le victoire semblait s’offrir à l’un des deux. Or, ils se font surprendre à la touche par Pacome Bricout.
Troisième du 800 m (7’56”78) et vainqueur du 400 m (3’50”17), le nageur de 18 ans est revenu à sur ce week-end dont il se souviendra. “C’est un rêve pour moi d’arriver à un niveau comme ça. C’est fabuleux ! Il y a deux ans, je regardais la même chose à la télé et deux ans plus tard, je me retrouve en finale à battre Joris et Logan”, savoure-t-il. Avec d’aussi bons temps, le nageur de Vanves peut voir plus loin. À commencer par les championnats de France en juin prochain, lors desquels il peut espérer une qualification pour les Mondiaux à Fukuoka.

Maxime Grousset termine le meeting en beauté

Maxime Grousset (droite) vainqueur du 100 m nage libre devant Szebasztian Szabo (gauche) - Crédit Photo Stephane Kempinaire / KMSP
Maxime Grousset (à droite), vainqueur du 100 m nage libre devant Szebasztian Szabo (à gauche) – Crédits photo : Stéphane Kempinaire / KMSP

Un autre nageur qui rentre très satisfait du Giant Open est sans aucun doute Maxime Grousset. Déjà performant la veille, malgré une déconvenue sur le 50 m nage libre, le Français a confirmé le dimanche en s’imposant sur l’épreuve reine (48”50). “C’était bien, mais il m’en manque encore un peu pour finir. Je ne suis pas déçu, je construis, mais j’aurais pu faire un petit peu mieux”, admet le sprinteur. Quand il s’agit de revenir sur ses performances, le protégé de Michel Chrétien affirme que c’est “un bilan très très positif”.
Vice-champion du monde du 100 m nage libre l’été dernier, le nageur tricolore est dans les temps à cinq mois des championnats du monde. “À cette période de l’année, c’est important. Ce n’est pas le plus important, mais en tout cas, de savoir ça, c’est plus facile et ça rend plus serein”, explique-t-il à l’issue du meeting.

Pauline Mahieu revancharde sur le 200 m dos

Pauline Mahieu à l'arrivée du 200 m dos au Giant Open- Crédit Photo Stephane Kempinaire / KMSP
Pauline Mahieu à l’arrivée du 200 m dos – Crédits photo : Stéphane Kempinaire / KMSP

C’est également le cas de Pauline Mahieu. “Cette compète m’a appris plein de choses. De tactique de course, d’appréhension, d’enchainement, donc j’ai vraiment hâte de bosser tout ça”, confie-t-elle. Battue lors du 100 m dos la veille, elle s’est imposée sur le 200 m dos du dimanche. Dans une course maitrisée, elle a distancé Emma Terebo lors des cinquante derniers mètres pour terminer en 2’10”41. Encore une fois très proche de son record personnel, puisqu’elle n’était qu’à huit centièmes de ce record la semaine passée. “Ce n’est pas loin du tout, ça va finir par venir”, lâche-t-elle en souriant.
Deuxième du 200 m dos (2’11”31), mais sacrée sur le 100 m (59”92), Emma Terebo a elle aussi fait part de sa satisfaction des chronos au vu des circonstances. “Faire ces temps-là à cette période de l’année, c’est top ! Même si je voulais faire mon meilleur temps aujourd’hui, ça me laisse l’envie de travailler et de donner encore plus”, confie-t-elle. Avec les prochaines échéances qui se profilent, les deux nageuses ont des objectifs clairs et nets en tête.

À Saint-Germain-en-Laye, Léo Baudry

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